Dit is een transcriptie van een 5 minuten durend fragment uit “Répliques”, de onvolprezen zaterdagmiddagrubriek van Alain Finkielkraut op France Culture. De zesde juni had zijn rubriek als titel: Qui a peur de la banlieue?, en Finkielkrauts gasten waren de professoren Judith Revel en Pierre Jourde.
Eén vraag van het gesprek was, zoals vaker, hoe het mag komen dat onze islamitische gasten, ook van de nde generatie, het op school toch zo slecht doen?
(Blijkbaar is dat niet enkel in Vlaanderen het geval, zoals onze journalisten graag concluderen uit internationaal wetenschappelijk onderzoek.)
Ligt het aan schandelijke discriminatie, of zou het denkbaar zijn dat er toch aan de islam zelf, of aan die cultuur, of anders aan de huwelijkspatronen die daarmee samenhangen, iets schort? Hoe komt het bijvoorbeeld dat jongeren zich nog wel eens tegen de school zelf en haar gebouwen keren?
We vallen in het gesprek binnen, bij een repliek van Jourde aan zijn welmenende gespreksgenote die een paar spijtige insinuaties had gemaakt, die ik niet hoef te citeren aangezien zijn antwoord duidelijk genoeg is, en procedés als deze van Revel aan iedereen genoegzaam bekend zijn.
Pierre Jourde: …non mais je suis d’accord. L’explication socio-économique est nécessaire, mais à mon sens elle n’est pas suffisante. Je veux dire par là, que dans des conditions –il y a parfois des conditions qui sont assez bonnes, aussi dans les collèges de banlieue– il y a des dégradations qui sont en effet, comme vous l’avez dit, dues à un manque d’investissements, mais il y en a qui sont dues directement, à l’action malheureusement des …des élèves, il y a aussi je crois –qui est un trait d’époque d’ailleurs, qui n’est pas seulement un trait de banlieue– la difficulté, ça n’a pas été mon cas, mais la difficulté pour certains collègues, je le voyais bien, à simplement faire un cours, faire un cours même dans de bonnes conditions, c’est-à-dire faire accepter une parole qui soit une parole apportant du …du sens, apportant des connaissances. De plus en plus, au fond, le cours se passe à négocier, d’un certain côté. À négocier toutes sortes de choses d’ailleurs, l’entrée, la sortie, la bagarre avec le voisin, à négocier le contenu du cours d’ailleurs, cela arrive aussi, donc, je veux dire, l’école est fondamentale en effet pour, comment dirais-je, pour le progrès social qu’on peut, qu’on doit souhaiter pour ces populations reléguées des banlieues. Simplement, elle ne fonctionne pas, et à mon sens, si elle ne fonctionne pas ça n’est pas seulement pour des conditions socio-économiques, c’est de manière toute aussi importante dû à la fois à une impossibilité de faire passer un discours, une attention qui est la seule manière au fond de faire passer des connaissances, et aussi à une philosophie de l’école qui s’est développée pendant vingt ans, qui a consisté à dire que c’étaient les apprenants, comme on dit, qui avaient à apprendre quelque chose aux professeurs, et non pas l’inverse.
Tout à l’heure vous m’avez relevé, à propos d’identité culturelle – je voudrais m’y attarder un instant parce que vous avez laissé entendre …qu’au fond, mon discours consistait à donner comme causalité à ces problèmes, la couleur de peau, ou l’origine nationale ou ethnique.
C’est un peu un coup bas. Alors je voudrais vous dire un certain nombre de choses.
Je viens de gagner un procès, contre des paysans du Cantal, qui ont lapidé mes enfants noirs. Un procès pour racisme. J’ai donné des cours d’alphabétisation, gratuitement, sur mon temps libre, dans ma jeunesse, à des immigrés, d’origine maghrébine. Je me suis battu dans le métro contre des gens qui tenaient des propos racistes, anti-arabes. Je tiens à dire tout ça.
Je veux dire que le discours essentialiste, le discours essentialiste populaire et xénophobe, qui consiste à dire que… telle population a tel comportement parce que c’est comme ça, c’est inné: c’est l’Ennemi! de même que le discours iréniste, qui consiste à dire que …ne-voyons-pas-le-problème, est aussi l’Ennemi.
Je veux vous raconter une anecdote, elle n’est pas tout à fait hors sujet. Dans une émission, récemment, j’étais face à l’ancien conseiller de Lionel Jospin, à la télévision, et je lui ai dit la chose suivante: lorsque j’étais professeur dans un Lycée technique de Nogent-sur-Oise j’avais une classe de chaudronniers, à cent pour cent blancs –Nogent-sur-Oise– qui me disaient: monsieur, les arabes, nous on les aime pas, parce qu’ils nous agressent, et ils nous volent.
Je leur ai dit, là les gars –alors, essentialisme populaire– je leur ai dit là les gars, il y a un problème qu’il va falloir qu’on règle.
Il se trouve que dans une autre classe il y avait un jeune homme, d’origine maghrébine –mais puisque tel est le problème il faut bien le nommer! puisque c’est leur problème, c’est ainsi qu’ils le nomment– et je leur ai dit: un, j’ai été contacter le jeune homme qui était assez brillant, assez intelligent, qui réfléchissait, je lui ai dit: est-ce que tu acceptes de venir dans ma classe de chaudronniers, ça va être difficile, leur parler de ta condition? Il est venu, il leur a parlé en effet de ses problèmes, et ils ont été non pas convaincus, ils ont été ébranlés. En tout cas, ils se sont posé un certain nombre de questions sur ce qu’il pensait. J’avais l’impression, ce faisant, de faire un acte militant antiraciste, comme je l’ai fait toute ma vie.
Qu’a dit l’ancien conseiller de Jospin qui était en face de moi? “Monsieur j’estime indigne de la part d’un professeur d’avoir prononcé plusieurs fois le mot Arabe!”
C’est-à-dire que nous voulons bien une société métissée, mais nous ne voulons pas savoir ce qu’on métisse. Nous voulons bien, enfin nous acceptons qu’il y ait des problèmes, mais nous ne voulons pas nommer les problèmes, or, pour moi, je m’excuse Alain Finkielkraut [non, mais allez-y], je fais partie de cette génération pour qui le progrès, la liberté, l’égalité, la lutte pour les droits des femmes, la lutte contre le racisme, étaient des choses qui allaient de pair. Parce que c’est là la génération qui a soutenu la “Marche des Beurs”, qui a soutenu “Touche pas à mon pote”.
Et puis, dans cette génération il y a un certain nombre de gens qui ont commencé à se poser des questions. Quand on voit des jeunes gens qui manifestent contre le travail précaire, qui se font casser la figure, aux cris de “sales blancs”, et dépouiller aux cris de “sales blancs”, par des groupes, au fond, qui se définissent eux-mêmes –pas moi qui définis– par leur ethnicité …j’ai commencé à me poser des problèmes.
Quand j’ai eu une, deux, trois, quatre amies travaillant en banlieue dans des collèges, me disant: je ne peux pas enseigner la Shoah! ou des jeunes femmes me disant: je me fais draguer dans la rue, je ne veux pas être draguée, et on me dit: “t’as qu’à mettre ton voile!” …parce que là, ces femmes en question sont colorées, donc identifiées à la communauté maghrébine, et si elles sont maghrébines elles doivent porter le voile …ou elles sont draguables.
Et là, tout à-coup, j’ai senti une rupture, parce qu’il m’a semblé que la lutte que j’ai toujours menée pour ce progrès-là, et bien …il y avait un problème. Et la question que je me suis posée, c’est pourquoi certains d’entre nous, certains intellectuels ont refusé cette rupture.

juni 25, 2009 at 07:17
Heer, o heer,
"ik wordt lastiggevallen"? Alle goede dingen bestaan uit drie, de slechte ook: schrijffouten, taalfouten, denkfouten. Haha!
Met groet,
f
juni 25, 2009 at 10:28
Helemaal naast de kwestie, maar wel geestig, dit: "Les chaudronniers étaient ébranlés." >>> "De koperslagers waren uit hun lood geslagen."
juni 25, 2009 at 11:19
Heb het verbeterd Fernand, bedankt.
En Leo, ik vond het ook wel grappig om het zo te vertalen, want er waren natuurlijk veel mogelijkheden
juni 25, 2009 at 12:48
Ik geef natuurlijk toe, Fernand, dat de vorm "ik wordt" niet helemaal correct is, maar wat bedoelt u met "denkfouten"? en hebt u die fouten bij Jourde gevonden, of bij mij?
juni 25, 2009 at 13:53
Zou in uw transcriptie niet een komma moeten staan tussen émission en récemment? "Dans une émission, récemment,…"?
juni 25, 2009 at 14:54
Waar eerst nog een afschuwelijke leegte te zien was, een ware afgrond, beste Kommaneuker, staat nu een …prachtige komma!
juni 27, 2009 at 00:16
Ik heb het stuk in het Frans gelezen en voelde me gelukkig dat ik het helemaal snapte (niet iedereen heeft zo'n achtergrond van 'Frans is mijn tweede taal', bij mij drijven Engels en Duits boven); daarom houd ik zo van M.V.'s teksten met transcriptie. Dit is het einde wat betreft eerlijke berichtgeving. En ook al struikel ik graag over een 'ik wordt', met bijbehorend kritiekgedoe, dit verzinkt in het niets bij wat ik heb meegekregen in dit bericht.
juni 27, 2009 at 17:20
Ik voel mij nu blij dat ik, hoewel vergeleken met Marc Vanfraechem een achterlijke debiel, toch een foutje heb kunne ontdekken in iets dat hij doet.
juni 27, 2009 at 17:24
Ach, het is alles politiek wat de klok slaat. Het was "touche pas à mon pote" zolang de socialistische bonzen en hun onmiddellijke entourage er zelf geen last mee hadden, maar zodra dat wel het geval was, moest het betoog worden gewijzigd. In België is die toestand trouwens nog atlijd ongewijzigd. Ondertussen zijn honderden, duizenden, honderdduizenden mensen wel degelijk het slachtoffer geworden in alle mogelijke betekennissen, van wat links moedwillig heeft laten betijen, daarin overigens nauwelijks door rechts belemmerd, tenzij misschien door Le Pen? Gelukkig luisteren intellectuelen niet naar het volk; de universiteit en de ontgroening heeft dus zijn werk gedaan, aen als dat niet helpt, de loge. Overigens geeft de vorige poster zich wel erg bloot als kommaneuker door zijn spelling van "kunnen". Moet Vanfraechem nu echt dit soort debielen op zijn reactiemodule een kans geven?
juni 27, 2009 at 18:23
Wel, K., ik vond die reactie van Kommaneuker best grappig. En alle reacties zijn mij welkom, tenminste voor zover zij bij het onderwerp blijven, en in een taal gesteld die ik nog nét met mijn esthetische normen in overeenstemming kan brengen. Op esthetische gronden wil ik wel eens een reactie verwijderen, zoals ik eerder al zei.